Article de 330 mots ⏱️ 2 min de lecture

Le constructeur norvégien Kongsberg a récemment annoncé la signature d’un contrat d’environ 420 millions d’euros pour la fourniture de missiles de croisière Joint Strike Missile (JSM) à un nouveau client. Ce dernier a été identifié hier : il s’agit du Canada.

Avec cette acquisition, l’Aviation royale du Canada devient le sixième utilisateur de ce missile de croisière air-sol. Jusqu’à présent, le JSM a été commandé par l’Australie, l’Allemagne, le Japon, la Norvège et les États-Unis.

Les forces armées canadiennes ont choisi ce système d’arme comme option pour leurs chasseurs F-35. Le Canada avait décidé en 2022 d’acheter 88 appareils F-35A. Toutefois, des restrictions à l’exportation imposées à partir de 2025, ainsi que des tensions liées à des menaces d’annexion de la part des États-Unis, ont poussé le pays à envisager également d’autres alternatives pour ses chasseurs.

Selon les informations disponibles, vingt-cinq F-35 sur les 88 commandés ont déjà été payés par Ottawa, ce qui laisse penser que ces appareils seront bien intégrés dans les forces canadiennes.

Le Joint Strike Missile est un missile guidé air-sol d’environ 400 kg, développé par Kongsberg Defence & Aerospace. Il dérive du missile antinavire Naval Strike Missile (NSM), reconnu pour ses performances aussi bien contre des cibles maritimes que terrestres.

Le missile est conçu pour être logé dans les soutes internes du F-35. Kongsberg annonce une portée supérieure à 350 km, tandis que l’Aviation royale du Canada évoque une capacité maximale allant jusqu’à 560 km. Le JSM est capable d’atteindre efficacement des objectifs en mer comme sur terre.

Conçu pour la furtivité, ce missile est armé afin de franchir les systèmes de défense aérienne et antimissile les plus sophistiqués. Sa structure en matériaux composites ainsi que l’usage de capteurs passifs renforcent sa discrétion et compliquent sa détection par les dispositifs ennemis.

Waldemar Geiger