Après avoir quitté Zeebruges début juin pour rejoindre le Groupe Maritime Permanent 1 (SNMG 1) de l’OTAN, la frégate belge Leopold I a d’abord effectué une patrouille dans l’Arctique avant de poursuivre sa mission dans l’Atlantique Nord. « Étant donné que la majeure partie du commerce européen transite par ces zones, la surveillance maritime y est essentielle », soulignait alors le ministère belge de la Défense.
« Nous allons nous entraîner avec des navires d’autres pays de l’OTAN dans des missions de combat maritime sur tous les plans et en formation de flotte : défense aérienne, guerre antisous-marine, neutralisation de navires ennemis, etc. », expliquait à cette occasion le commandant Jan Gacas.
La frégate devait également participer au défilé naval Sail4th organisé le 4 juillet à New York en hommage au 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Elle n’a finalement pas pu y assister, étant contrainte de rester à Norfolk, où elle était arrivée environ dix jours plus tôt.
Cette semaine, un site spécialisé a révélé que la Leopold I n’avait pas pu atteindre New York en raison d’une panne apparemment sérieuse. Le service de presse du ministère belge de la Défense a confirmé cette information aux médias en Belgique.
La frégate rencontre « un problème technique affectant un système critique de refroidissement du moteur », a-t-il indiqué. « Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous ne pouvons pas fournir plus de détails », a-t-il ajouté.
Le 10 juillet, la Marine belge a annoncé que la frégate avait finalement rejoint New York. Cependant, la date de reprise de sa mission reste inconnue, de nouveaux problèmes étant apparus, cette fois liés aux compresseurs d’air haute pression.
« Par mesure de précaution, le bâtiment a été temporairement retiré du service pendant la réalisation des opérations de maintenance et de réparation nécessaires. La sécurité de notre équipage et du navire demeure notre priorité absolue. Nous suivons la situation de près et informerons dès que possible », a déclaré la Marine belge via la plateforme sociale X.
La frégate Leopold I, un élément clé de la marine belge
Rappelons que la Leopold I est l’une des deux frégates antisous-marines de type M (classe Karel Doorman) acquises d’occasion auprès de la Marine royale néerlandaise dans les années 2000 ; l’autre étant la Louise-Marie.
Ces deux navires sont destinés à être remplacés dans le cadre du programme ASWF (Anti-Submarine Warfare Frigate), conduit en coopération avec les Pays-Bas et confié aux industriels Damen et Thales Nederland.
Si la sortie du service de la Leopold I et de la Louise-Marie est prévue respectivement pour 2028 et 2031, ce programme a connu d’importants retards, au point que la Marine belge risque de se retrouver sans frégate de lutte antisous-marine jusqu’en 2034.
En mai dernier, il avait été rapporté que les autorités belges et néerlandaises menaient des discussions pour trouver une « solution d’urgence », avec de possibles annonces attendues en juillet. Néanmoins, selon le ministre belge de la Défense, Theo Francken, la décision finale devra attendre l’automne prochain.