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La Royal Navy confirme officiellement le retrait de trois navires, les frégates HMS Iron Duke et HMS Richmond ainsi que le chasseur de mines HMS Chiddingfold. Leurs missions seront reprises par les futures frégates de type 26 et type 31 ainsi que par des systèmes autonomes de lutte contre les mines, a déclaré le service aujourd’hui.

Cette annonce vient entériner des départs largement évoqués ces derniers mois. La mise hors service du HMS Richmond avait été confirmée en janvier, tandis que le HMS Iron Duke avait été retiré du service actif plus tôt cette année, après avoir été désarmé, la Royal Navy refusant alors de préciser son sort. Le retrait précoce des anciens bâtiments de type 23 s’explique par la montée des coûts et des risques liés à leur maintien en condition opérationnelle, ce qui permet de réinvestir dans une nouvelle génération de navires de guerre et dans des capacités autonomes.

Le rôle de guerre anti-sous-marine assuré jusqu’ici par le HMS Richmond sera repris par les frégates de la classe City de type 26, dont le premier exemplaire est le HMS Glasgow. La Royal Navy souligne que ces bâtiments offriront des capacités renforcées pour évoluer dans des environnements maritimes de plus en plus contestés. Les missions précédemment confiées au HMS Iron Duke seront désormais assumées par les frégates de la classe Inspiration de type 31, actuellement en construction, qui apportent une plus grande flexibilité et une capacité opérationnelle étendue pour répondre à une large palette de missions globales. Pour ce qui est du HMS Chiddingfold, spécialisé dans la guerre des mines, ses fonctions sont transférées à des systèmes autonomes et téléopérés déjà déployés et testés en opérations. Cette évolution permet de mener la lutte antimines de manière plus efficace tout en réduisant les risques encourus par les équipages.

« HMS Richmond, HMS Iron Duke et HMS Chiddingfold ont chacun joué un rôle clé dans la protection de la sécurité et des intérêts du Royaume-Uni à travers le monde. Avec leur retrait, leur héritage se perpétue à travers la prochaine génération de navires de guerre et de systèmes autonomes avancés », a déclaré le vice-amiral Steve Moorhouse, commandant de la flotte, cité dans le communiqué. « Cela marque une étape importante dans l’évolution de la Royal Navy vers une Marine Hybride, combinant technologies de pointe et capacités éprouvées pour relever les défis futurs en mer. Nous honorons leur service et attendons avec impatience les avantages que la future flotte apportera. »

Les trois bâtiments cumulent plus d’un siècle de service à eux trois. Le HMS Richmond avait escorté récemment le porte-avions HMS Prince of Wales lors du déploiement du Carrier Strike Group dans l’Indo-Pacifique en 2025. Quant au HMS Iron Duke, il faisait partie des navires les plus sollicités de la flotte, multipliant les missions de surveillance des bâtiments russes s’approchant des zones d’intérêt national. Le HMS Chiddingfold a passé une grande partie des deux dernières décennies basé à Bahreïn, apportant son soutien à la sécurité maritime au Moyen-Orient.

Le commandant Craig Clark, avant-dernier commandant du chasseur de mines, a souligné : « L’histoire du HMS Chiddingfold est une histoire de service, d’adaptabilité et d’hommes. Pendant plus de 40 ans, il a représenté la Royal Navy à travers le monde, des exercices de l’OTAN aux eaux nationales, jusqu’aux opérations prolongées au Moyen-Orient. » Il a ajouté que le véritable héritage du navire résidait dans les générations de marins qui y ont servi. Alors que la Marine britannique se tourne vers de nouvelles capacités de lutte contre les mines, « le HMS Chiddingfold peut à juste titre être considéré comme l’une des bases sur lesquelles ce futur s’est construit. »

Cette transition s’appuie sur le Plan d’Investissement de la Défense, qui consacre 1,3 milliard de livres à la flotte hybride et 1,1 milliard de livres au programme de capacités de lutte antimines, en vue de constituer une force combinant navires, sous-marins et avions habités avec des plateformes sans équipage.