Le HMS Trent, patrouilleur de classe River Batch 2, a réalisé avec succès le premier vol d’un drone lourd Malloy T-150B depuis un navire de cette catégorie. Cette expérimentation s’est déroulée dans les Caraïbes durant la saison des ouragans et visait à étudier l’utilisation des drones sans équipage pour appuyer la logistique entre navire et terre ainsi que les opérations de secours en cas de catastrophe.
Le Malloy T-150B est un quadricoptère capable de soulever des charges jusqu’à 68 kg, avec une autonomie de 40 minutes, une vitesse d’environ 60 mph et une portée de 13 à 37,5 km selon la charge transportée. Équipé d’une imagerie thermique, il peut opérer de jour comme de nuit.
Cette capacité de transport sur de courtes distances pourrait permettre de livrer sur le littoral de la nourriture, de l’eau, des fournitures médicales ou autres matériels sans dépendre uniquement des bateaux ou des hélicoptères habités. Un avantage certain dans les zones où les infrastructures portuaires ou routières sont détruites ou difficilement accessibles à la suite de catastrophes naturelles.
L’équipe de Scout Flight, 700X Naval Air Squadron, a conduit des missions pour familiariser les opérateurs du drone et l’équipage du HMS Trent aux procédures de lancement et de récupération en mer, même lorsque le bâtiment est en mouvement. Ces essais ont permis d’intégrer ce drone dans les protocoles de vol déjà en place, jusqu’alors conçus pour des aéronefs habités tels que les hélicoptères Merlin pris en charge par le pont d’envol du navire.
Les responsables de la Royal Navy se montrent enthousiastes quant à l’ajout de ce type d’appareil : « Cette nouvelle capacité est une précieuse addition à notre gamme d’outils pour l’aide humanitaire et les secours », a souligné le commandant Gavin Lowe, commandant du HMS Trent. Les retours d’expérience permettront d’améliorer la formation et d’étendre l’utilisation future des systèmes sans équipage dans les opérations navales.
Cette expérimentation constitue une première étape vers des missions de ravitaillement avancées entre navires et côtes à l’aide de drones lourds, ouvrant la voie à une intégration croissante de ces technologies dans la flotte britannique.