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Airbus a signé un accord avec Kawasaki Heavy Industries pour explorer le développement d’une version japonaise anti-sous-marine du drone U950 Eurodrone.

Le Japon, observateur du programme multinational Eurodrone depuis 2023, manifeste ainsi son intérêt pour cette plateforme. Le drone sans pilote doit effectuer son premier vol en 2029.

Dans le cadre de cet accord, Airbus et Kawasaki vont étudier la conception et le développement d’une variante maritime japonaise de l’Eurodrone, incluant l’intégration de capteurs et d’armements japonais ainsi qu’une participation industrielle pour la production et la maintenance.

Cette démarche vise à garantir que Tokyo puisse exploiter la plateforme de manière autonome en cas d’acquisition.

Grâce à sa longue portée et à son endurance prolongée, l’Eurodrone est particulièrement adapté à la surveillance maritime. Sa capacité utile importante permet également d’emporter des équipements de lutte anti-sous-marine, tels que des bouées acoustiques et des torpilles.

Selon Airbus, cette plateforme pourrait venir compléter la flotte habillée anti-sous-marine japonaise actuelle par une capacité non habitée efficace, renforçant ainsi la sécurité maritime du pays de manière souveraine et durable.

La collaboration pourrait par ailleurs consolider la coopération en matière de défense entre l’Europe et le Japon, tout en bénéficiant au développement futur de variantes navales européennes de l’Eurodrone, a ajouté Airbus.

Eurodrone

Lancé en 2016, le programme Eurodrone réunit la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne pour développer un système de drone de moyenne altitude et longue endurance de nouvelle génération.

Ce projet vise à réduire la dépendance européenne à des plateformes non européennes, telles que le MQ-9B américain, et est conduit par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo. Le Japon et l’Inde ont un statut d’observateur dans ce programme.

Conçu pour des missions variées incluant le renseignement, la surveillance, la reconnaissance, l’acquisition de cibles, l’alerte avancée, le renseignement électromagnétique, la patrouille maritime et la lutte anti-sous-marine, l’Eurodrone peut emporter jusqu’à 2,3 tonnes de charge utile et rester en vol jusqu’à 40 heures.

Il est également prévu pour opérer dans l’espace aérien civil ainsi que sur les zones maritimes ouvertes.