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Le Royaume-Uni lancera la construction de son site radar spatial Deep Space Advanced Radar Capability (DARC) en avril 2027, dans le cadre d’un contrat signé par l’US Space Force avec Northrop Grumman en août 2024.

Ce système radar terrestre est conçu pour fournir une surveillance 24h/24 et par tous les temps jusqu’à l’orbite géostationnaire, située à environ 36 000 kilomètres d’altitude, où les radars traditionnels sont peu efficaces. Il permettra de détecter, suivre, identifier et caractériser les objets en orbite géostationnaire, terrain crucial pour les satellites de communication, de détection de missiles et autres infrastructures spatiales militaires.

L’infrastructure comprendra trois sites permanents et un centre d’opérations radar pour assurer une couverture complète à 360 degrés : en Australie (Exmouth), aux États-Unis (à la base aérienne d’Eglin) et au Royaume-Uni, à Cawdor Barracks dans le Pembrokeshire, au pays de Galles. Les sites américain et australien sont déjà construits. Le site britannique, situé sur une ancienne base militaire que l’armée devait quitter, fera l’objet d’un examen environnemental poussé pour limiter son impact visuel et sur l’espace aérien local, avec des procédures de sécurité aviation en cours d’élaboration.

Ce programme est une collaboration trilatérale intégrée au partenariat AUKUS, financée conjointement par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de surveillance spatiale menée par le UK Space Command basé à RAF High Wycombe, qui regroupe les opérations militaires spatiales et les capacités de surveillance, incluant notamment le radar Fylingdales, participant au système américain de détection des missiles balistiques.

Sources : ukdefencejournal