Article de 423 mots ⏱️ 2 min de lecture

Fort Benning, GA – Du 27 juillet au 7 août, des soldats et des développeurs se sont réunis sur le site McKenna Field Landing pour tester des drones aériens captifs modernes (Te-UAS) destinés à améliorer la reconnaissance, la surveillance et les communications persistantes des unités de manoeuvre, en surmontant les obstacles du terrain.

Cette évaluation, organisée par le Maneuver Battle Lab (MBL) en partenariat avec plusieurs branches spécialisées, a permis de soumettre deux systèmes commerciaux Te-UAS à différents scénarios : statique, en mouvement et d’urgence. Les drones, reliés physiquement à leur base, ont atteint des altitudes opérationnelles tout en suivant un véhicule d’infanterie (Infantry Squad Vehicle-Utility) évoluant sur le terrain d’entraînement.

Les tests ont notamment mesuré la rapidité d’ascension et de rétraction des drones ainsi que leur mode de suivi (« follow-mode »), permettant aux opérateurs de relayer des communications en contournant les obstacles, de s’affranchir des brouillages de signal et de repérer des cibles à distance sécurisée.

Contrairement aux drones traditionnels fonctionnant sur batterie, le Te-UAS bénéficie d’une alimentation continue via son câble d’alimentation, lui garantissant une endurance illimitée en vol.

« C’est une excellente solution pour des missions de longue durée, sans soucis d’autonomie énergétique », a souligné la capitaine Sarah Runion, participante à l’expérimentation. Elle a aussi mis en avant la simplicité opérationnelle du système, permettant un déploiement rapide sans formation approfondie :

« En quelques minutes, j’ai pu lancer le drone et le récupérer ensuite très facilement avec une seule touche. L’expérience utilisateur a été très fluide. »

Pour Mark Pagliaro, responsable produit dans la guerre du spectre, ce drone captif agit comme une « tour de capteurs portable et élevée », donnant à l’unité la capacité d’étendre ses capacités de détection et de repérage bien au-delà de la ligne de vue normale, tout en libérant les usagers de la manœuvre du pilotage complexe.

Les retours des soldats et les données techniques recueillies seront compilés dans un rapport final qui aidera les décideurs à évaluer si cette technologie doit être intégrée dans les programmes permanents de l’Armée de terre.

« Une analyse rigoureuse donne du poids aux chiffres et aux informations que nous fournissons, répondant ainsi au « et alors ? » des décideurs », conclut Tollie Strode Jr., chef d’équipe systèmes sans pilote au MBL.

Sources : Soldier Systems