Article de 521 mots ⏱️ 3 min de lecture

Le Boeing 747-8 offert par le Qatar aux États-Unis pour servir de « pont » temporaire à l’Air Force One a été peint et subit actuellement ses dernières modifications, a annoncé l’US Air Force le 8 juin.

Un porte-parole de l’US Air Force a confirmé l’avancement des travaux sur ce nouvel appareil de transport présidentiel, appelé VC-25B « pont », sans toutefois préciser la date officielle de livraison ni celle de sa mise en service effective. En mai dernier, l’US Air Force avait indiqué que la présentation publique de cet avion était prévue pour l’été 2026.

L’appareil arbore la livrée aux couleurs rouge, blanc et bleu foncé, conforme aux maquettes précédemment publiées et préférée par l’ancien président Donald Trump. Cette décoration sera déclinée sur toute la flotte de transport exécutif de l’US Air Force. La dérive porte un drapeau américain flottant au vent, une version plus dynamique que le drapeau à étoiles et bandes habituellement représenté de manière plus statique sur les autres avions de l’Air Force One.

L’entreprise L3Harris, sous-traitante chargée des travaux sur l’avion dans ses installations au Texas, n’a pas souhaité commenter ni sur la photographie ni sur l’état d’avancement de l’appareil.

Ce Boeing 747-8 servira de plateforme présidentielle provisoire pendant que Boeing finalise la production des deux 747 initialement destinés à devenir les VC-25B définitifs.

Le constructeur américain travaille sur ces appareils depuis près de dix ans, mais leur livraison accuse plusieurs années de retard en raison de problèmes liés à la chaîne d’approvisionnement et à la pénurie de personnel qualifié. Initialement prévue pour 2024, la livraison est désormais repoussée à 2028. Donald Trump avait à plusieurs reprises exprimé son mécontentement face à ces retards et au travail de Boeing.

Au début de l’année 2025, il a été annoncé que l’administration américaine prévoyait d’accepter un Boeing 747-8 offert par le Qatar et de le convertir en avion présidentiel temporaire. Cette décision a suscité des interrogations éthiques et légales chez certains démocrates au Congrès, particulièrement en raison de rapports évoquant une possible donation de l’appareil à la bibliothèque présidentielle de Donald Trump après la fin de son mandat.

Le 1er mai, l’US Air Force avait révélé que les essais en vol de l’appareil étaient terminés et que seule la peinture restait à effectuer avant la remise officielle.

Durant l’année écoulée, des voix critiques ont également souligné les risques sécuritaires potentiels liés à l’acceptation d’un avion provenant du Qatar, notamment la possibilité d’installation de dispositifs d’écoute ou d’autres systèmes d’espionnage. En réponse, l’US Air Force a précisé en mai qu’un groupe de « spécialistes d’élite » issus de plusieurs agences avait été chargé de détecter et d’éliminer tout « risque technique » à bord de l’appareil.