Les ministres de la Défense de la Corée du Sud et du Japon ont réaffirmé dimanche l’engagement de leurs pays en faveur de la dénucléarisation de la péninsule coréenne, malgré les promesses répétées de Pyongyang d’étendre son arsenal nucléaire.
Cette rencontre intervient après que le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé son intention de renforcer les capacités défensives de son pays, notamment en dotant la marine nord-coréenne d’armes nucléaires et en poursuivant les essais de missiles.
Le ministre sud-coréen de la Défense, Ahn Gyu-back, a tenu des discussions avec son homologue japonais, Shinjiro Koizumi, en visite à Séoul pour deux jours. Les deux responsables se sont accordés pour explorer des pistes visant à approfondir la coopération militaire entre leurs pays.
Bien que Séoul et Tokyo soient tous deux des alliés stratégiques des États-Unis, leurs relations militaires sont souvent entravées par des tensions historiques liées à l’occupation coloniale japonaise de la péninsule coréenne au début du XXe siècle.
Cependant, les deux ministres ont « réaffirmé leur engagement pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et l’établissement d’une paix durable », tout en convenant de poursuivre la coopération bilatérale ainsi que la coopération trilatérale entre la Corée du Sud, le Japon et les États-Unis, a indiqué le ministère sud-coréen de la Défense dans un communiqué publié après la réunion.
Cette entrevue fait également suite à la première exercice conjoint maritime de recherche et sauvetage entre les deux voisins en neuf ans, une démarche largement perçue comme une avancée vers une coopération militaire renforcée.
Ce réengagement des ministres de la Défense en faveur d’une péninsule dénucléarisée intervient cependant alors que Pyongyang affirme récemment sa volonté non seulement de conserver mais aussi d’élargir son arsenal nucléaire.
Plus tôt ce mois-ci, le dirigeant nord-coréen s’est engagé à renforcer les capacités militaires de son pays, dénonçant les efforts de modernisation militaire de la Corée du Sud et des États-Unis, qui, selon lui, poussent la région « au bord d’une guerre nucléaire ».
Il a aussi promis que la Corée du Nord équiperait sa marine d’armes nucléaires et construirait des navires de guerre plus grands.
Pyongyang se déclare un État nucléaire « irréversible » depuis le sommet avorté en 2019 à Hanoï entre Kim Jong Un et son homologue américain Donald Trump, qui avait échoué sur les conditions de dénucléarisation et la levée des sanctions.
À noter que la Corée du Nord demeure techniquement en guerre avec la Corée du Sud, car la guerre de Corée s’est terminée par un armistice et non par un traité de paix.