La Marine américaine a achevé les essais d’acceptation de son sixième et dernier navire d’expédition maritime (ESB), ouvrant ainsi la voie à sa livraison prévue cet été.
Les évaluations du USNS Hector A. Cafferata Jr. (ESB 8) se sont déroulées pendant trois jours en Californie du Sud, avec un contrôle approfondi des principaux systèmes du navire et de sa capacité globale à naviguer dans une zone d’opérations.
Washington a procédé au baptême du navire en mars dernier, quatre ans après le lancement de son développement mené en partenariat avec General Dynamics.
Une fois mis en service, ce dernier ESB rejoindra ses sister-ships sous l’autorité du Military Sealift Command, responsable du ravitaillement des bâtiments de guerre, du transport de matériel et de troupes, ainsi que de la fourniture de soins médicaux de niveau hospitalier.
Jon Thomas, responsable par intérim du programme au sein du Strategic and Theater Sealift Office de la Marine américaine, a déclaré : « Nos navires ESB sont à la pointe des opérations maritimes, offrant à la flotte des capacités opérationnelles et une réactivité accrue ».
Il a ajouté : « En tant que dernier navire de cette classe, l’ESB 8 a démontré l’intégralité de ses capacités et sa préparation à la livraison ainsi qu’aux opérations en mer ».
Caractéristiques techniques
Le navire d’expédition maritime de la Marine américaine s’inspire du pétrolier-citerne commercial de classe Alaska conçu par General Dynamics.
Sa coque modifiée mesure 239 mètres de long (785 pieds) pour une largeur (au maître-bau) de 50 mètres (164 pieds).
Il peut accueillir jusqu’à 250 personnes et comprend des compartiments permettant d’embarquer trois engins de débarquement ainsi que des embarcations à coussin d’air.
Le navire dispose d’un pont d’envol de 4 830 mètres carrés (52 000 pieds carrés) permettant l’opération d’un hélicoptère maritime ou d’un aéronef à décollage et atterrissage verticaux.
Propulsé par deux moteurs diesel-électriques, l’ESB atteint des vitesses dépassant 15 nœuds (environ 28 km/h) avec une autonomie de 9 500 milles nautiques (17 600 km).