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Lockheed Martin a démontré de nouvelles capacités de commandement et de contrôle lors de l’exercice Valiant Shield 2026, en intégrant plusieurs systèmes utilisés par les forces américaines et alliées.

Organisé dans la région Indo-Pacifique, cet exercice a porté sur la défense intégrée anti-aérienne et antimissile, le ciblage à longue portée et la coordination des frappes convergentes.

Lockheed Martin a employé son application de gestion de combat CommandIQ, alimentée par l’intelligence artificielle, pour fusionner des données en temps réel et simulées provenant de divers systèmes, notamment le C2BMC (Command and Control, Battle Management, and Communications), Aegis Guam, le système THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), l’Integrated Battle Command System, ainsi que le système de défense antimissile Air Base Air Defense System.

L’intelligence artificielle a évalué différentes options de réponse et a recommandé comment les systèmes d’armes participant à l’exercice pouvaient engager les menaces tout en préservant les munitions disponibles.

Une autre démonstration a mis en avant l’intégration de données issues de capteurs commerciaux dans les processus militaires de ciblage. En collaboration avec HawkEye 360, Lockheed Martin a intégré des pistes non classifiées générées commercialement, puis diffusé ces informations à l’ensemble des forces conjointes.

Joe DePietro, vice-président de Lockheed Martin Mission en charge de l’intégration Commandement et Contrôle, a souligné que ces exercices « mettent en avant la puissance de l’intégration pour créer un avantage opérationnel ».

« Lorsque nous combinons cette expérience opérationnelle avec des logiciels modernes et des technologies numériques, nous pouvons accélérer le passage de l’innovation à l’impact direct sur la mission », a-t-il ajouté.

Un virage numérique pour le commandement américain

Cette démonstration de Lockheed Martin intervient alors que les forces américaines tendent à remplacer des systèmes de commandement déconnectés par des réseaux pilotés par des logiciels modernes.

En juin, l’armée américaine a renforcé son partenariat avec la société Air pour améliorer le partage et l’exploitation des données de champ de bataille dans le cadre de l’initiative Next Generation Command and Control (NGC2).

Au même moment, l’US Army a choisi Anduril pour fournir la base commune de données du NGC2 via sa plateforme Lattice. Cette architecture logicielle partagée facilite l’échange d’informations entre des systèmes de différents fournisseurs au sein d’un même réseau.

Par ailleurs, le service a fait appel à Gentex Corporation pour fournir des casques de communication et des systèmes intégrés destinés à l’expérimentation en vue du Project Convergence Capstone 6.

Plus tôt, en mai, l’armée américaine a testé un intercepteur de drone peu coûteux et compatible avec différents radars, conçu pour s’intégrer aux réseaux de commandement et contrôle existants. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de l’OTAN visant à renforcer les défenses le long du flanc est de l’Europe.