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Les tensions internationales se renforcent, avec des confrontations accrues entre grandes puissances et dans plusieurs zones de conflit majeures. Iran, Russie, Chine, Corée du Nord et groupes jihadistes sont au cœur de ces dynamiques militaires et géopolitiques complexes.

Iran

Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, conclu en avril, s’est rapidement détérioré, notamment après la signature d’un protocole d’accord le 17 juin. Dès début juillet, les hostilités se sont intensifiées, jusqu’à ce que le président Trump déclare le 10 juillet la fin du cessez-le-feu. Washington a relancé son blocus naval et mène désormais des frappes quotidiennes sur le territoire iranien. De son côté, l’Iran attaque des navires dans le détroit d’Hormuz et lance drones et missiles vers les États arabes du Golfe, ainsi que vers la Jordanie et la Syrie, où trois soldats américains ont été tués le 17 juillet.

Les médiateurs tentent de négocier une nouvelle trêve, mais la méfiance mutuelle et l’escalade militaire rendent la perspective difficile. Malgré les coûts croissants, Washington et Téhéran semblent croire que l’escalade pourrait s’avérer plus avantageuse. Le président Trump a évoqué la possibilité de cibler prochainement « Pickaxe Mountain », un site soupçonné par les renseignements israéliens de contenir des centrifugeuses avancées et de l’uranium enrichi. Les mouvements des forces américaines et les avertissements de frapper des infrastructures civiles comme ponts et centrales électriques font craindre une intensification des hostilités.

Ce conflit, qui dure depuis près de cinq mois, oscille entre affrontements et tentatives diplomatiques, sans signe clair d’apaisement.

Russie

La campagne offensive ukrainienne s’est renforcée ces deux dernières semaines. L’Ukraine a intensifié ses frappes sur la Crimée, touchant 117 cibles en mer d’Azov et 42 en mer Noire, contribuant à une grave pénurie de carburant en Crimée. Par ailleurs, plus de 400 drones ont été lancés contre la Russie durant le week-end, notamment détruisant deux grands centres logistiques de Wildberries, le plus important détaillant en ligne russe, accusé de fournir des composants pour drones militaires.

Les attaques ont ciblé plusieurs raffineries russes, notamment à Iaroslavl, Krasnodar et Bachkirie, provoquant une crise de l’essence et ramenant le traitement du brut à son plus bas niveau depuis 2005. Ces actions ont accéléré l’inflation à son plus haut depuis novembre 2025.

En riposte, la Russie a multiplié les frappes balistiques sur des villes ukrainiennes, dont Kyiv et Odessa, contre lesquelles l’Ukraine ne dispose pour l’instant d’aucune défense efficace.

Sur le plan diplomatique, un groupe bipartisan au Sénat américain a présenté une version amendée du « Sanctioning Russia Act », prévoyant des tarifs douaniers pouvant atteindre 100 % sur les principaux acheteurs d’énergie russe, ainsi qu’un durcissement des sanctions contre les institutions financières, responsables politiques, oligarques et flottes russes. En revanche, l’Union européenne connaît des divisions internes, notamment l’opposition de la Grèce à des restrictions sur le commerce maritime d’énergie russe, ainsi que les réticences de la France et de l’Italie. En conséquence, le plafonnement du prix du pétrole russe a été temporairement gelé à 44,10 dollars le baril jusqu’au 23 juillet.

Chine

Début juillet, la Chine a promu deux lieutenants-généraux au rang de généraux, portant ainsi à six le nombre total de généraux seniors dans l’Armée populaire de libération, un chiffre encore insuffisant pour une gestion complète des forces. Le général Wang Gang provient de l’aviation et le général Zhang Shuguang se spécialise dans le maintien de la discipline militaire. Leur intégration à la Commission militaire centrale reste incertaine.

Du 15 au 17 juillet, Wang Huning, membre du Comité permanent du Politburo, a effectué une visite en Corée du Nord pour célébrer le 65e anniversaire du traité d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle entre les deux pays, soulignant la solidité récente des relations bilatérales.

Du 17 au 20 juillet, la Chine a accueilli à Shanghai la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle. Le secrétaire général Xi Jinping y a souligné l’importance de la gouvernance mondiale de l’IA, envisageant une coalition des pays en développement dirigée par la Chine. Il a présenté l’Organisation mondiale de coopération en IA comme une alternative à l’initiative américaine Pax Silica, tout en réaffirmant l’engagement chinois envers des modèles ouverts d’intelligence artificielle.

Corée du Nord

Le 9 juillet, la Corée du Nord a tenu la première réunion élargie de la neuvième Commission militaire centrale du Parti des travailleurs. L’accent a été mis sur le renforcement des capacités militaires et l’amélioration qualitative et quantitative des forces nucléaires, ainsi que sur la modernisation des bases, la formation, l’éducation militaire et le développement des infrastructures navales.

Les responsables ont également discuté de l’élargissement des missions du Bureau général de reconnaissance et de renseignement, désormais chargé de renforcer de manière radicale les opérations de renseignement militaire, incluant reconnaissance, drones, guerre électronique, réseaux étendus à l’étranger, cyberopérations et évaluations de la situation.

Suite au sommet de juin entre Xi Jinping et Kim Jong Un, ainsi qu’à l’anniversaire du traité d’amitié, plusieurs visites diplomatiques de haut niveau ont eu lieu entre les deux pays. Toutefois, ces échanges ont été subtilement minimisés dans la presse nord-coréenne, parallèlement à des démonstrations de la permanence des programmes d’armes de destruction massive, semblant partiellement adressées à la Chine.

Groupes jihadistes

L’administration Trump étudie la possibilité de lancer des frappes militaires contre la branche sahélienne d’al-Qaïda, Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), au Mali.

Depuis le début de l’année, JNIM a transformé une pression prolongée sur l’État malien en avancées militaires, territoriales et politiques. Sa percée majeure a eu lieu lors de l’offensive coordonnée des 25 et 26 avril avec le Front de libération de l’Azawad, menée sur plusieurs fronts autour de Bamako, où le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué, ainsi que dans le nord au Kidal. Cette opération a forcé des retraits des forces gouvernementales et russes, permettant à ces groupes de reconquérir de larges portions de territoire.

En juillet, JNIM a lancé une vaste offensive nationale, reprenant plusieurs positions et menaçant les derniers bastions gouvernementaux dans la région de Kidal. Le groupe renforce son contrôle au centre du Mali par des mécanismes administratifs et coopère étroitement avec les séparatistes, menaçant ainsi la stabilité de la junte et soulignant les revers de la coopération militaire malienne avec la Russie.

L’éventualité d’une réponse américaine soulève des questions sur la coordination éventuelle avec la Russie et les capacités de renseignement dans une région où les États-Unis sont absents depuis plusieurs années. Cette situation illustre les défis grandissants pour la stabilité du Mali et le maintien de l’autorité de sa junte.