Rolls-Royce a achevé un programme d’investissement d’un milliard de dollars sur dix ans dans l’État de l’Indiana, aux États-Unis, portant sur l’expansion de ses installations de fabrication, d’assemblage et de tests moteurs pour soutenir l’aviation militaire américaine, notamment les appareils B-52, C-130J, V-22 Osprey et MQ-25A Stingray.
Cette annonce, faite le 27 août, correspond à la plus importante somme investie par le groupe britannique sur le sol américain. Le projet a permis de moderniser plusieurs infrastructures sur le campus de Indianapolis, y compris la création de nouvelles capacités de test au sol et en altitude situées à West Lafayette.
Le site d’Indianapolis est désormais le principal centre de production des moteurs de défense Rolls-Royce dans le monde. Il prend en charge la fabrication et les essais pour des plateformes existantes ainsi que pour des projets futurs, notamment le bombardier stratégique B-52 de l’US Air Force et l’hélicoptère MV-75 Cheyenne de l’US Army.
Le site emploie environ 3 500 personnes, incluant une main-d’œuvre syndiquée, et génère des emplois indirects via ses fournisseurs locaux. Le gouverneur de l’Indiana, Mike Braun, a salué cet investissement comme un gage de confiance envers les travailleurs et l’économie de l’État.
Au-delà d’Indianapolis, Rolls-Royce a consacré plus de 1,5 milliard de dollars à ses installations industrielles américaines et près de 2,5 milliards à la recherche et développement. Le campus comprend également LibertyWorks, l’organisme de recherche avancée de Rolls-Royce, qui collabore notamment avec l’université Purdue dans le cadre d’une alliance de 75 millions de dollars sur dix ans.
Selon Adam Riddle, président de la division Défense et PDG de Rolls-Royce Amérique du Nord, cet investissement dépasse la simple modernisation des bâtiments : il s’agit de répondre aux attentes des forces armées américaines en termes de qualité et de délais, renforçant ainsi la sécurité nationale et l’avenir du groupe.
