Une nouvelle vague massive de frappes aériennes terroristes a frappé Kyiv cette nuit, faisant au moins 14 morts, tandis que l’Ukraine a ciblé des infrastructures pétrolières et gazières russes stratégiques. Ce raid russe met en lumière une pénurie inquiétante de missiles Patriot pour contrer les attaques balistiques.
Dans la nuit, la capitale ukrainienne a de nouveau subi une offensive massive de bombardements russes, une attaque survenant seulement quatre jours après la précédente, ce qui rompt avec la tendance habituelle. Selon le renseignement ukrainien, aucune des six armes hypersoniques Tsirkon ou Onyx, ni des 23 missiles balistiques Iskander-M ou systèmes S-400 lancés n’a pu être interceptée. En revanche, 31 des 33 missiles de croisière Ch-101 et la totalité des six missiles Kalibr ont été détruits.
Cette situation confirme une insuffisance aiguë des systèmes de défense aérienne Patriot en Ukraine. Le rapprochement temporel entre ces deux attaques majeures pourrait indiquer que la Russie a identifié cette faiblesse dans l’arsenal de défense ukrainien lors du précédent assaut.
Lors du dernier raid, aucun missile Tsirkon n’avait été intercepté, seulement quatre des 24 missiles balistiques lancés avaient été détruits.
Au moins 14 personnes ont été tuées et une soixantaine blessées lors de ce nouveau bombardement sur Kyiv, selon les sources locales. Ces chiffres pourraient évoluer. Le Kyiv Independent souligne notamment :
« Kyiv a déclaré que le manque de missiles intercepteurs Patriot entravait sévèrement sa capacité à se défendre contre les missiles balistiques russes. »
Des renseignements humains (RUMINT) suggèrent qu’une cible militaire a également été touchée dans Kyiv, une zone qui aurait pu être prioritairement protégée par les systèmes Patriot, mais ne semble désormais plus pouvoir l’être efficacement.
En riposte, l’Ukraine a bombardé la terminal pétrolière russe de Laukaansu ainsi que le terminal GNL de Uuras/Trångsund dans le golfe de Finlande, ainsi que la grande raffinerie russe de Jaroslavl. Les dégâts exacts restent inconnus, mais des images montrent un drone ukrainien en route vers le port de Laukaansu.
Le renseignement ukrainien a confirmé ces frappes, ciblant notamment la raffinerie appartenant à Novatek à Laukaansu, ainsi qu’une des plus grandes plateformes de transit situées sur la péninsule de Crimée occupée, fournissant du carburant importé à cette zone sous contrôle russe. La raffinerie de Jaroslavl, qui traite environ 15 millions de tonnes de pétrole par an, a également été touchée, ce qui représente un coup important aux capacités énergétiques russes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé publiquement la pénurie de missiles Patriot :
« Nos combattants ont bien réagi en interceptant drones et missiles de croisière, mais malheureusement pas les missiles balistiques russes. La raison en est un approvisionnement insuffisant en missiles intercepteurs. Il est crucial que le monde – en premier lieu les États-Unis et nos partenaires européens – sorte du sommet de l’OTAN à Ankara avec des décisions fortes en soutien à notre défense aérienne, et donc à la protection des vies civiles. Tant que les missiles Patriot resteront dans les stocks de nos alliés, la Russie sera encouragée à continuer sa destruction des zones résidentielles. Les États-Unis et l’Europe ont la capacité de mettre fin à ce terrorisme. »
Dans un autre registre, alors que certains médias suédois, influencés par des éléments proches de la flotte d’influence russe, refusent toujours de reconnaître officiellement l’orthographe ukrainienne « Kyiv » au lieu du nom russe « Kiev », la télévision lettone affiche une position plus claire et éthique, illustrant un engagement moral plus affirmé dans le traitement médiatique de la guerre.
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