Une réunion de crise a été convoquée à Moscou en raison d’une sévère pénurie de carburant, tandis que de vastes coupures d’électricité affectent actuellement la Crimée occupée, la région de Kherson et la grande ville de Donetsk, tenue par les forces russes depuis 2015. Par ailleurs, les services secrets russes seraient impliqués dans le recrutement d’un ressortissant suédois condamné pour terrorisme, destiné à rejoindre une secte meurtrière.
Le président russe Vladimir Poutine a tenu une réunion de crise concernant la pénurie de carburant, selon le Kyiv Post, mais il affirme que tout se déroule conformément au plan malgré la gravité de la situation. Un incendie persiste dans la raffinerie russe de Slaviansk, laquelle constitue l’un des rares sites industriels encore opérationnels dans le pays.
La Russie prétend accroître ses importations de carburant, mais il reste incertain qui pourrait bien vendre ces produits ni si les infrastructures existantes sont capables d’absorber le volume requis. En effet, seule la raffinerie d’Omsk est intacte, et l’Ukraine dispose désormais de missiles capables d’atteindre cette zone stratégique.
Des vidéos circulent montrant des files d’attente importantes devant les stations-service dans des quartiers résidentiels huppés de Moscou.
Des sectes meurtrières, caractérisées par une misanthropie violente, semblent être exploitées comme outils de déstabilisation hybride par les services de renseignement russes. Un Suédois condamné pour terrorisme aurait été recruté par ces services pour intégrer une telle secte, selon les autorités ukrainiennes et des renseignements allemands. Cette approche illustre les dimensions complexes du conflit hybride mené par Moscou contre l’Occident et l’Ukraine.
Dans les territoires occupés, des coupures d’électricité majeures affectent la région de Kherson, la Crimée et Donetsk. L’Ukraine a ciblé et neutralisé un important point de jonction de câbles électriques reliant la Crimée au reste de la Russie, ce qui aggrave la crise énergétique en zone occupée.
Au niveau militaire, la situation reste tendue :
- Une attaque à la roquette balistique sur la ville de Dnipro a tué au moins quatre personnes et en a blessé une dizaine.
- Un site de communication dans la région de Moscou a été bombardé, avec des images satellites attestant des dégâts importants.
- Un nouveau bombardement a visé une centrale électrique proche du détroit de Kertch.
- Des attaques de drones contre des infrastructures et des véhicules russes se multiplient dans les zones occupées.
Un soldat russe suspecté de commanditer un mutinerie militaire contre Poutine a été arrêté, confirmant la répression interne au sein des forces armées russes.
Le président russe semble agité : sa garde rapprochée aurait été renforcée, passant à 812 membres, témoignant d’une anxiété croissante face à la situation.
Concernant les répercussions internes russes, la pénurie de carburant affecte même l’agriculture dans certaines régions, y compris en Crimée occupée, stoppant les moissons faute de combustible.
Une vidéo récente montre un drone ukrainien de type Hornet frappant un camion russe sur une autoroute dans un territoire occupé. Ce type de drone transporte une charge explosive relativement faible mais efficace contre les cibles mobiles non protégées.
Des menaces de frappes massives par missiles balistiques Iskander pèsent sur l’Ukraine, avec plusieurs batteries de ces systèmes en phase de préparation dans les régions de Kursk et Briansk, proches de la frontière ukrainienne.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré :
« Il suffit de citer un seul fait : depuis le début de la guerre à grande échelle, l’armée russe s’est vue fixer pas moins de 15 échéances pour la prise de notre région de Donetsk. L’obsession politique russe demeure centrée sur le Donbass.
[…]
Cette année encore, les Russes ont repoussé la date prévue pour conquérir Donetsk, passant du 31 mars au 1er septembre, puis désormais au 31 décembre. Si la Russie ne met pas fin à cette guerre, ils devront encore reporter cette date. Si Poutine veut sacrifier un million de soldats supplémentaires pour s’acharner contre ce mur, alors ce million de Russes pas encore mobilisés, qui attendent dans les files d’essence, doivent réfléchir à ce qui les attend. Nous avons fait toutes les propositions pour arrêter ce conflit, mais la Russie refuse toujours. Récemment, l’intention claire de Moscou de poursuivre les combats a été confirmée. Nous devons donc rendre sa volonté de continuer la guerre aussi difficile que possible. »
Enfin, sur un registre plus symbolique, la superyacht de Poutine, nommée Graceful et évaluée à environ un milliard de couronnes suédoises, navigue actuellement dans le Kattegat, escortée par deux bâtiments de guerre russes. Après avoir été dissimulée à Saint-Pétersbourg depuis le début de l’invasion, ce déplacement soulève des questions sur son éventuelle destination, avec des spéculations sur des ports offrant un refuge, comme Cuba ou la péninsule de Kola.