Les US Marines ont mené un exercice d’envergure près de la côte californienne, combinant surveillance côtière, drones, commandement et ravitaillement d’avions en avant-poste, selon le Corps des Marines des États-Unis.
Au cours de cet entraînement, la 13e unité expéditionnaire de marines, intégrée au Makin Island Amphibious Ready Group dans la zone de la 3e flotte américaine, a testé la capacité à opérer simultanément deux bases avancées expéditionnaires dispersées. L’objectif était de montrer comment des forces dispersées peuvent détecter l’activité maritime, coordonner des opérations terrestres et soutenir des aéronefs sans regrouper ces fonctions en un seul endroit.
Sur l’un des sites, les marines ont établi une base avancée d’observation utilisant radars côtiers, capteurs électroniques et petits drones pour étendre la surveillance au-delà des capteurs embarqués sur les navires. Lorsqu’un navire est détecté dans les couloirs maritimes, des drones de reconnaissance sont déployés pour l’identifier visuellement et suivre sa trajectoire. Les données et images collectées sont transmises en temps réel via le réseau de commandement Marine-Navy aux décideurs répartis dans la force.
À plusieurs kilomètres, une deuxième base avancée abritait un poste de commandement avant et un point d’armement et de ravitaillement rapide (Forward Arming and Refuelling Point – FARP) permettant de soutenir les aéronefs directement sur zone. Ce poste de commandement reliait les deux bases avancées au centre d’opérations embarqué sur navire et aux appareils en vol.
Le point de ravitaillement adjacent assurait la fourniture rapide de carburant et de munitions, réduisant considérablement le temps d’immobilisation des aéronefs et maximisant leur présence en mission.
Ce concept innovant répartit les capteurs, fonctions logistiques et commandement sur plusieurs sites au lieu d’un grand poste fixe, complexifiant la logistique mais renforçant la résilience de la force en limitant sa dépendance à une position unique.
Cette approche s’avère cruciale dans le Pacifique, où de petites unités natio- nales doivent opérer depuis des positions côtières dispersées tout en restant connectées aux flottes navales et aux forces aériennes. L’exercice a ainsi démontré la capacité à intégrer surveillance avancée, commandement décentralisé et soutien aérien en continu depuis des bases isolées.
« Relier la terre et la mer, c’est là que le Corps des Marines trouve sa force », souligne le lieutenant Joseph Nameth, commandant de peloton. « La flexibilité est notre plus grand atout ».
