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La Royal Air Force a déployé son avion de renseignement électronique Rivet Joint à la base aérienne d’Ørland en Norvège, avec le 51e Escadron opérant cet appareil depuis la côte norvégienne aux côtés des partenaires de l’OTAN dans le cadre d’un exercice d’Agile Combat Employment.

Ce déploiement vise à démontrer que les avions et le personnel de la RAF peuvent opérer efficacement depuis divers emplacements en coopération avec les forces alliées. Le 51e Escadron a ainsi opéré depuis Ørland avec un soutien minimal, afin de prouver sa capacité à fonctionner depuis une base dispersée. Selon la RAF, l’exercice garantit que la force « peut maintenir sa résilience et s’intégrer parfaitement aux forces alliées dans des environnements variés », avec un travail conjoint de l’avion Rivet Joint et des moyens OTAN d’Alerte Avancée Aéroportée ainsi que des unités norvégiennes de F-35 pour renforcer la compréhension mutuelle des capacités de chacun et optimiser l’efficacité opérationnelle.

Le Rivet Joint, opéré par le 51e Escadron basé à RAF Waddington dans le Lincolnshire, est l’appareil spécialisé de la RAF pour le renseignement, la surveillance et la reconnaissance en vol. Sa mission principale consiste à collecter, analyser et partager des renseignements électroniques (ELINT) et de communications (COMINT). Le service souligne qu’il offre une conscience situationnelle critique et soutient la prise de décision dans des environnements opérationnels complexes, « améliorant significativement le potentiel de combat des forces aériennes alliées ».

Le commandant de la 132e Escadre aérienne norvégienne, le colonel Ole Torrisplass, a salué ce déploiement, rappelant que l’Armée de l’air norvégienne « partage une longue histoire de coopération avec la RAF » et que les escadrons F-35 des deux pays entretiennent des liens étroits. Il a qualifié le 51e Escadron de détenteur « d’une capacité impressionnante » capable de renforcer considérablement la puissance aérienne alliée lors des missions les plus exigeantes.

Selon lui, ces déploiements « améliorent l’interopérabilité entre nos moyens, augmentent la flexibilité et réduisent les délais de réaction ». Les questions pratiques sont ainsi résolues plus rapidement lors des rencontres directes, les plans sont mis à jour « avec une précision accrue », et des relations plus étroites sont établies, « autant d’éléments qui nous permettent de combattre plus efficacement en tant qu’équipe unie si la situation l’exige ».

L’Agile Combat Employment est un concept de l’OTAN visant à déployer les avions loin des grandes bases principales bien connues, pour les faire opérer à partir de sites plus petits ou austères avec des équipes de soutien réduites. Cette approche repose sur la reconnaissance que les aérodromes fixes constituent des cibles concentrées pour les missiles longue portée d’un adversaire.