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Le Japon réfute les accusations de la Chine affirmant que ses forces armées ont « harcelé » un groupe de porte-avions chinois lors de 40 jours d’exercices en eaux lointaines dans le Pacifique.

La marine chinoise avait déclaré plus tôt cette semaine que des navires et avions japonais avaient « à plusieurs reprises procédé à des suivis rapprochés, surveillances, harcèlements et provocations ».

Selon Pékin, une formation navale conduite par son porte-avions Liaoning a mené des exercices dans plusieurs zones, notamment en mer de Chine méridionale et dans le Pacifique occidental, réalisant « plusieurs cycles d’exercices offensifs et défensifs, de jour comme de nuit ».

Les manœuvres, impliquant des bâtiments et des aéronefs, visaient à tester « les capacités opérationnelles basées sur les systèmes dans les eaux lointaines », a précisé la marine chinoise sur son compte WeChat.

Elle ajoute que la formation du Liaoning est restée « en état d’alerte élevé tout au long de la période, lançant des avions embarqués pour des sorties de combat… tout en répondant avec constance aux actions dangereuses du côté japonais ».

Le quartier général japonais des Forces d’autodéfense a réagi mercredi soir sur X en qualifiant ces allégations de « non fondées ».

« Le ministère de la Défense et les Forces d’autodéfense poursuivront leur vigilance et leur surveillance professionnelles et constantes dans les espaces maritimes et aériens entourant notre pays », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué daté du 1er juin, le même organisme a expliqué que la flottille chinoise avait organisé ses exercices à l’est des Philippines fin mai, tandis que l’armée japonaise assurait « la surveillance et la collecte d’informations ».

Les relations sino-japonaises, déjà tendues depuis longtemps, se sont encore détériorées après que la Première ministre Sanae Takaichi, réputée très conservatrice et favorable à une politique de sécurité ferme, a suggéré en novembre dernier que le Japon pourrait intervenir militairement en cas de tentative chinoise de prise de contrôle de Taïwan.

La Chine, qui considère l’île démocratique comme une partie intégrante de son territoire et n’écarte pas le recours à la force pour l’annexer, a conseillé à ses ressortissants d’éviter le Japon, allié des États-Unis, tout en imposant des restrictions commerciales.

Sous la direction de Takaichi, Tokyo a aussi accéléré son virage vers une politique de défense plus proactive, rompant progressivement avec son approche pacifiste en vigueur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et ce avec le soutien des États-Unis.

Par ailleurs, mercredi, le Japon a indiqué que la Chine avait détenu deux citoyens japonais accusés de « contrebande de marchandises soumises à une interdiction nationale d’exportation et d’importation ».

Selon des médias japonais, il pourrait s’agir de deux employés de Fuji Electric arrêtés en lien avec une tentative d’extraction de terres rares hors du territoire chinois.