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Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison Blanche pour préparer le sommet de l’OTAN qui se tiendra le mois prochain à Ankara. Lors de cette visite, il a souligné le rôle de Washington dans la hausse des dépenses de défense des alliés européens et du Canada, a indiqué l’OTAN.

Mark Rutte a déclaré aux journalistes que les alliés européens et le Canada étaient désormais « sur une trajectoire visant à égaler leurs dépenses avec celles des États-Unis ». Il a qualifié cet écart de problème persistant « depuis l’époque d’Eisenhower » et attribué à Donald Trump le mérite d’avoir contribué à le résoudre.

Le Premier ministre a précisé que les dépenses de défense européennes et canadiennes de 2025 étaient presque 20 % supérieures à celles de l’année précédente. Dans le bureau ovale, il a présenté des graphiques montrant plus d’un trillion de dollars supplémentaires cumulés depuis 2016 dans le cadre des dépenses de défense de base des alliés, accompagnés de données sur la manière dont l’industrie européenne de la défense soutient des dizaines de milliers d’emplois aux États-Unis.

Mark Rutte a également évoqué le soutien de l’OTAN à l’Ukraine et les efforts pour parvenir à une paix durable. Il a déclaré que l’Ukraine « s’en sortait bien mieux au cours des cinq ou six derniers mois qu’auparavant », attribuant en partie ce progrès à l’aide américaine. Au cours de son séjour, il a aussi rencontré des membres du Congrès à Capitol Hill, poursuivant ainsi la série de rencontres en vue du sommet.

Clôturant sa visite par une intervention au sein de l’Atlantic Council, Mark Rutte a exposé ses attentes pour le sommet d’Ankara, affirmant que l’alliance démontrerait qu’elle tenait les engagements pris lors du sommet de La Haye l’an dernier. Il a résumé ces engagements comme une « transformation des investissements dans la défense, une révolution de l’industrie de la défense, et une affirmation de notre soutien durable à l’Ukraine ».

Le sommet de La Haye de 2025 a engagé les alliés à une forte augmentation des dépenses de défense, fixant un objectif de 3,5 % du PIB consacré à la défense de base d’ici 2035, cible que l’OTAN encourage depuis à respecter par ses membres.