Le ministère britannique de la Défense a clairement indiqué qu’il n’envisageait pas d’adapter la flotte d’A400M Atlas de la Royal Air Force pour des missions de lutte aérienne contre les incendies, malgré le développement en cours par Airbus d’un système dédié à cet effet.
La ministre de la Défense, Louise Sandher-Jones, a répondu à une question parlementaire en précisant que la responsabilité principale de la lutte contre les incendies de forêt au Royaume-Uni incombe aux autorités civiles et aux services d’urgence. Le soutien militaire peut toutefois être mobilisé via les dispositifs de Military Aid to the Civil Authorities (MACA) lorsque nécessaire et selon plusieurs critères, notamment la capacité des autorités civiles et les engagements opérationnels des forces armées.
Absence de capacité militaire dédiée au niveau national
Le ministère n’entretient pas actuellement de capacité fixe dédiée aux opérations de lutte aérienne contre les incendies sur le territoire national. Seules des capacités limités basées sur des hélicoptères sont maintenues à l’étranger, notamment à Chypre, pour des missions liées aux Sovereign Base Areas et aux communautés locales en cas de risque accru d’incendie.
Développement Airbus sur le système A400M
Airbus travaille sur un kit amovible permettant à l’A400M de larguer de grandes quantités d’eau, autorisant ainsi ce rôle sans modification permanente de l’appareil. Néanmoins, le ministère n’a pas effectué d’évaluation spécifique concernant l’absence d’une flotte militaire dédiée à la lutte contre les incendies et n’a aucun projet d’adaptation de ses A400M à cette fonction.
Dans ses déclarations, Sandher-Jones affirme : « Le ministère est conscient du système de lutte contre les incendies en cours de développement pour l’A400M par Airbus. Cependant, il n’a pas l’intention d’adapter la flotte de la RAF pour ce rôle, ni d’acquérir des hélicoptères ou équipements militaires spécialisés pour cette tâche. »
En conclusion, la réponse britannique à la menace des feux de forêt reste centrée sur les moyens civils, avec un appui militaire strictement encadré par les accords MACA, sans création d’une force aérienne militaire dédiée à la lutte contre les incendies.
