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Les chantiers navals britanniques construiront une nouvelle flotte de navires de transport amphibies dans le cadre d’un partenariat d’une valeur de 2,4 milliards de livres avec les Pays-Bas. Chaque pays exploitera quatre de ces navires, a annoncé le gouvernement.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer et son homologue néerlandais Rob Jetten ont signé cet accord le 7 juillet lors de la réunion des dirigeants de l’OTAN à Ankara. Downing Street a précisé que cet accord ouvre la voie à la construction de navires amphibies de nouvelle génération pour les forces des deux nations, tout en soutenant plusieurs centaines d’emplois hautement qualifiés au Royaume-Uni. Basés sur une conception néerlandaise, les navires seront construits dans des chantiers navals britanniques en collaboration avec l’industrie néerlandaise. Longs de 160 mètres pour un tonnage de 15 000 tonnes, ils pourront transporter troupes, véhicules et équipements, y compris des drones, avec des ponts d’envol adaptés aux drones longue portée actuels et futurs ainsi qu’aux systèmes autonomes, dans le cadre de la transition de la Royal Navy vers une flotte hybride.

« Ce partenariat ne concerne pas seulement la construction de navires, il s’agit aussi d’assurer la sécurité à long terme du Royaume-Uni et des Pays-Bas, en nous permettant de rester en avance sur les menaces de demain », a déclaré le Premier ministre. « En combinant l’expertise industrielle britannique avec le savoir-faire naval et la conception néerlandaise pour fournir des plateformes de premier ordre à nos forces amphibies d’élite, ce partenariat renforcera l’OTAN. Je suis extrêmement fier que les chantiers navals britanniques contribuent à la réalisation de ces navires, créant et maintenant de bons emplois ici au Royaume-Uni. »

Le secrétaire à la Défense, Dan Jarvis, a ajouté : « Nous construisons une force amphibie encore plus solide avec les Pays-Bas, renforçant notre défense et notre dissuasion en tant qu’alliés proches de l’OTAN et partenaires du Future Joint Expeditionary Force (JEF). Nos forces utiliseront le même équipement et déploieront ensemble lors d’exercices, afin de pouvoir, si nécessaire, combattre et gagner ensemble. En partenariat étroit, nous répondons aux menaces auxquelles nous sommes confrontés pour rendre nos nations et l’Europe plus sûres. »

Ce partenariat concrétise l’engagement pris dans le plan d’investissement de la défense, qui a mis fin au projet initial de porte-aéronefs polyvalent de la Royal Navy au profit de l’intégration dans le programme de navires de transport amphibie dirigé par les Pays-Bas. Le ministre de la Préparation à la Défense et de l’Industrie, Luke Pollard, a indiqué à la Chambre des communes que le premier navire devrait entrer en service dans les années 2030. Ces nouveaux bâtiments constitueront le socle d’une force amphibie renforcée Royaume-Uni-Pays-Bas, s’appuyant sur plus de 50 ans de coopération par le biais de la plus ancienne force militaire intégrée d’Europe selon le gouvernement. Les deux marines entraîneront, déploieront et opèreront ensemble de plus en plus, les navires communs étant au cœur de cette intégration, de même que les technologies de drones et systèmes sans pilote qu’elles développeront conjointement. Les partenaires travailleront également à la protection des infrastructures sous-marines critiques et à la dissuasion des menaces dans l’Atlantique Nord et le Grand Nord.

Pour la Royal Navy, ces navires permettront de reconstituer une flotte amphibie dédiée pour la première fois depuis la mise à la retraite et la vente au Brésil des HMS Albion et HMS Bulwark fin 2024. Avec quatre coques, cette flotte dépassera les deux navires d’assaut précédemment exploités par le service, bien que l’annonce ne précise pas encore les chantiers navals impliqués, ni le calendrier de construction ou les dates d’entrée en service au-delà de l’objectif déjà mentionné.

Le gouvernement a souligné que cet accord s’inscrit dans la continuité de celui récemment conclu avec la Norvège, qui porte sur la fourniture de cinq frégates de type 26 construites dans des chantiers britanniques pour la marine norvégienne, soutenant ainsi 4 000 emplois au Royaume-Uni. Cette initiative intervient alors que des milliards sont investis dans la flotte hybride via le plan d’investissement de la défense, combinant navires de guerre et drones autonomes de surface et sous-marins.