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La hausse des tarifs douaniers sur l’acier au Royaume-Uni impacte directement les coûts du ministère de la Défense, a confirmé Luke Pollard, ministre chargé de la préparation à la Défense et de l’Industrie, lors d’un échange avec des députés. Un membre d’une commission parlementaire a souligné que cette mesure représente la seule pression financière que le gouvernement s’impose lui-même sur le budget de la Défense.

Le député John Glen a interrogé sur la prise en compte de cette augmentation tarifaire dans les prévisions du Plan d’Investissement de la Défense, rappelant que depuis le 1er juillet, le taux est passé de 25 à 50 %.

« Nous avons entendu lors des auditions de Make UK qu’il y aurait un véritable impact en termes de coûts », a expliqué John Glen, ajoutant qu’il avait également saisi le ministère à ce sujet.

Luke Pollard a répondu : « Nous intégrons globalement cette évolution des coûts dans nos budgets. Nous sommes en contact direct avec le Department for Business and Trade (DBT) concernant les préoccupations exprimées par l’industrie, ainsi que sur nos projections d’utilisation de l’acier. Au sein de la Défense, notre consommation d’acier n’est pas massive, mais certaines plateformes exigent des aciers spécialisés », citant en exemple les aciers spécifiques nécessaires pour les réacteurs de sous-marins.

Interrogé précisément sur la possibilité de coûts accrus à cause des tarifs, il a reconnu : « Cela est tout à fait envisageable, étant donné que nous achetons une partie de notre acier sur le marché libre. » Il a ajouté que le Trésor public avait inclus une marge de manœuvre supplémentaire dans le plan afin de faire face à ces pressions, en parallèle aux fluctuations des taux de change pour les équipements importés et aux pics de demande sur les minerais stratégiques. Cette précaution permettrait au ministère d’absorber une certaine volatilité sans modifier le programme global.

John Glen a souligné que le secteur de l’acier se distingue des autres pressions inflationnistes pesant sur le budget de la Défense : « Je pense que c’est la seule surcharge que le gouvernement s’est imposée lui-même. »

Abordant la chaîne de production navale, Luke Pollard a précisé que le ministère avait choisi de maintenir un rythme de production constant, sans accélération ni retard, évoquant le contrat d’exportation des frégates Type 26 vers la Norvège. Ce marché prolonge la production au chantier naval de Clyde d’une dizaine d’années supplémentaires, démontrant selon lui l’efficacité de cette stratégie.