Le Royaume-Uni et l’Australie ont conclu un accord pour explorer l’intégration de la technologie radar australienne au sein des forces armées britanniques. Cette initiative vise à renforcer la coopération technologique et industrielle dans le domaine des radars à antenne active à balayage électronique (AESA).
Une déclaration d’intention signée à Canberra réunit le ministère britannique de la Défense, le département australien de la Défense, la société britannique QinetiQ, et CEA Technologies, basée à Canberra.
Cette coopération porte spécifiquement sur les radars AESA, qui utilisent plusieurs faisceaux électroniques pour détecter et suivre des cibles sans nécessiter de repositionnement mécanique de l’antenne. Cette technologie permet de soutenir la défense aérienne et antimissile, la surveillance, ainsi que le suivi simultané de multiples menaces.
Dans le cadre de cet accord, CEA fournira sa technologie radar développée localement, tandis que QinetiQ accompagnera son intégration, ses essais et son assurance qualité dans le secteur britannique de la défense.
Les radars de CEA sont déjà en service au sein des Forces australiennes, notamment embarqués sur les frégates de classe Anzac ainsi que dans des systèmes terrestres de défense aérienne.
Visite Défense dans la région Indo-Pacifique
Cette signature intervient lors de la visite d’une semaine en Australie et en Nouvelle-Zélande de Luke Pollard, ministre britannique de la Préparation à la défense et de l’Industrie. Sa mission se concentre sur la production de défense, les chaînes d’approvisionnement et la coopération maritime.
À Canberra, Luke Pollard a rencontré des responsables australiens pour discuter de l’accès aux minerais stratégiques et d’un renforcement de la coordination entre les industries de défense des deux pays.
Il prévoit également de se rendre au chantier naval de Henderson en Australie-Occidentale, un site majeur des travaux liés au programme de sous-marins AUKUS.
Par la suite, il se rendra en Nouvelle-Zélande pour des discussions sur les capacités maritimes et des visites au port naval de Devonport, à Rocket Lab et au fabricant de drones SYOS Aerospace.
Les échanges pourraient inclure la proposition de Babcock de fournir à la Nouvelle-Zélande une version de sa frégate Type 31.