L’Iran a affirmé dimanche que le conflit en cours au Liban entre Israël et le groupe militant Hezbollah sera au centre des discussions avec les États-Unis en Suisse, aux côtés d’autres sujets tels que les fonds iraniens gelés et la vente de pétrole du pays.
Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a déclaré dans une vidéo partagée par l’agence officielle IRNA : « Le régime sioniste continue de violer ses engagements au Liban, ce sujet sera le principal point de discussion lors des pourparlers d’aujourd’hui. »
Jeudi, Téhéran avait annoncé la signature d’un accord avec Washington visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités débutées le 28 février, à la suite d’attaques américano-israéliennes contre l’Iran.
Dans le cadre de cet accord, le conflit opposant Israël au Hezbollah au Liban devait également cesser.
Samedi, l’armée iranienne a indiqué avoir de nouveau fermé le détroit d’Hormuz en réaction aux attaques israéliennes en cours au Liban.
Cependant, aucune nouvelle frappe n’a été rapportée au Liban depuis samedi soir, et Baqaei a précisé qu’« une fragile cessation des hostilités (au Liban) est établie depuis samedi ».
Selon le porte-parole, la délégation iranienne rencontrera la délégation américaine ainsi que les médiateurs pakistanais et qataris lors des discussions prévues dimanche dans la station touristique montagneuse de Burgenstock, en Suisse.
« Cette réunion se déroulera sous forme d’entretiens séparés avec les médiateurs le matin, suivis d’une rencontre quadripartite dans l’après-midi, c’est-à-dire que les délégations des quatre pays seront présentes dans la même salle », a-t-il ajouté depuis la Suisse.
Il a également souligné que l’Iran poursuivra les négociations sur la question de ses fonds gelés et inaccessibles.
« La disponibilité des avoirs iraniens gelés ou restreints, ainsi que les discussions autour de la délivrance des licences nécessaires à la vente du pétrole iranien, seront également inscrites à l’ordre du jour », a-t-il précisé.
L’Iran n’a jamais officiellement communiqué la valeur de ses avoirs gelés, mais des estimations médiatiques les évaluent à plus de 100 milliards de dollars, principalement bloqués depuis la révolution islamique de 1979 qui renversa le chah soutenu par les États-Unis.